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Comment se servir de son capteur de puissance ? Partie 1/2


Autrefois réservé à une élite et aux coureurs professionnels à cause de son prix et sa complexité de fonctionnement, le capteur de puissance se démocratise avec des prix accessibles, des capteurs proposés d’origines sur les vélos haut de gamme et un entretien simplifié, fini le temps où il fallait renvoyer son capteur pour un simple changement de pile.

Mais un capteur de puissance étant un réel investissement même si les prix tendent à baisser de plus en plus il faut tout de même justifier son achat, en dehors du « j’étais à 400w dans le petit raidard ».

Pour commencer, intéressons-nous à comment marche un capteur de puissance.


Un capteur de puissance est en réalité 2 capteurs distincts, un capteur de force (couple) composé de jauges de contraintes mesurant la déformation des matériaux du capteur (axe de la pédala/ manivelle/pédalier) et d’un capteur de cadence de pédalage (accéléromètre).

La puissance étant la force x la vitesse, ne reste plus qu’à un algorithme à traiter les données avant de les envoyer vers votre compteur.


Mais dès lors comment optimiser l’utilisation de son capteur de puissance ?

Réglages et première prise en mains

Tout d’abord, il s’agit de bien calibrer votre capteur, pour la majorité des nouveaux capteurs, c’est désormais automatique, mais autant faire régulièrement un calibrage manuel, notamment après des changements météorologiques importants ou un long transport.

Attention lorsque vous changez de capteur, d’un capteur à l’autre la puissance mesurée peut varier, même si la majorité des capteurs ont fait leurs preuves et ont une précision acceptable (2% ou moins), il peut y avoir une variation d’un capteur à l’autre (le plus souvent d’une marque à l’autre), certains étant connu comme optimistes et d’autres comme pessimistes. Le plus important étant que ces mesures de puissances soient répétables (soit si le capteur est de 2% en dessus de la réalité, qu’il soit tout temps comme cela).

Une fois le calibrage effectué et avant d’aller utiliser pour la première fois votre capteur, pensez à régler l’affichage des watts sur une moyenne de 3 secondes, en effet les données en temps réels du capteur étant bien trop variables pour être utilisables sur le terrain. À moins de réaliser des longs efforts (seuil / ftp) en bosse l’affichage sur 3’’ est un bon compris entre gestion des efforts et facilité d’utilisation, sur les efforts plus longs vous pouvez passer sur des données lissées sur 10 secondes.

Lorsque vous transportez votre vélo, notamment sur de longues distances pensez à retirer les piles de votre capteur afin de préserver leur durée de vie.


Évaluation de l’intensité d’effort

Avoir un capteur de puissance fiable est une chose, s’en servir pour ses entrainements en est une autre. Si vous roulez à 300w et que vous ne savez pas à quelle zone d’effort cela correspond, le capteur de puissance ne révèle aucun intérêt.

Tout d’abord affin de connaître vos différentes zones de puissances, vous devez réaliser des tests sur 5 et 20min correspondants à vos zones PMA et seuil, permettant ensuite de déduire vos différentes zones de puissance.

Attention ces zones sont donc déduites en fonction d’un pourcentage de votre PMA donnant des zones théoriques, pouvant être éloignées de la réalité.


L’idéal est de tenir en jour un PPR (Profil de Puissance Record/ meilleure performance sur chaque temps d'effort) qui vous permettra de personnaliser vos zones d’efforts (voir ci-contre). A condition de prendre en compte les évolutions du rendement musculaire en fonction du terrain, par exemple:




rendement musculaire en Bosse > rendement au plat > rendement sur home-trainer

par conséquent : PMA en bosse > PMA au plat > PMA sur home-trainer.

Il faudra donc adapter vos zones d’effort en fonction du terrain. De plus, adulée par de nombreux cyclistes, qui ne jurent que par cette donnée, l’utilisation de la puissance n’est tout de même pas parfaite pour mesurer une intensité, principalement, car il s’agit uniquement d’une donnée externe qui ne permet donc pas de prendre en compte les informations provenant du corps de l’athlète comme une fatigue plus importante, ou la nécessité de lutter contre des conditions météorologiques difficiles (froid/chaleur). Il est donc essentiel de croiser les données de puissance avec ses sensations et sa fréquence cardiaque. Pour plus d’information sur l’évaluation de l’intensité d’effort, je vous invite à lire l’article dédié : comment évaluer l’intensité d’un effort à vélo.


Retrouvez les paragraphes suivant sur l'analyse des données et l'utilisation de la puissance pour déterminer un niveau de forme sur la page suivante.


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