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Déterminer son profil physiologique, la clef pour un entrainement adapté

Déterminer son profil physiologique pour ensuite en déduire ses zones d’entrainements est un principe de base de l’entrainement, qu’il s'agisse d’entrainement cycliste ou d’entrainement pour tout autre sport d’endurance, pourtant nombreuses sont les personnes à s’en passer et par conséquent à perdre grandement en qualité dans leurs entrainements. Il faut s’entrainer oui, mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix.


Prenons en exemple un exercice type 30''-30'', avec un cas théorique où la personne qui réalise l’exercice le fait avec un niveau d’implication élevé et une gestion de l’effort parfaite par rapport au nombre de répétitions/séries qu’elle a à réaliser. Une série type 5x(30-30) sera alors un exercice où la filière lactique sera le plus stimulé (Cf article du blog sur les filières énergétiques) alors qu’un exercice type 12x(30-30) aura un impact majoritaire sur la puissance aérobique. Mais alors suivant le niveau d’implication et l’intensité de l'exercice, un exercice type 7x(30-30) peut très bien être réalisée en majorité comme une stimulation lactique ou être une stimulation aérobique maximale. Voici donc un exemple à court terme de l’intérêt de bien déterminer son profil physiologique et ses zones d’entrainements.


À plus long terme, bien déterminer son profil physiologique va permettre de connaitre ses points forts/ points faibles et de déterminer sur lesquels accentuer le travail/ l’entrainement. Et cela va également vous permettre de réaliser les entrainements dans la zone cible idéale pour travailler chaque qualité = généralement la zone où l’impact de l’entrainement est le plus important tout en engendrant le moins de fatigue possible : cf Fat max, Sweet spot


Mais alors comment bien déterminer son profil physiologique et ses zones d’entrainements ?


I) Les Tests de puissance sur le terrain

En cyclisme, déterminer ses zones d’entrainements peut se faire grâce à des tests terrains réalisés avec votre vélo perso et votre capteur de puissance (exemple test CP 5 / CP20 = test maximal sur 5min/ 20min).

À défaut de mieux, ces tests sont déjà une très bonne basse pour déterminer les zones d’entrainements, mais ne sont pas justes physiologiquement, par exemple sur un test CP5, ciblant la puissance maximale aérobie (PMA), une personne avec une grosse capacité lactique peu avoir un test CP5 élevé alors que sa puissance aérobie n’est pas si bonne que cela.

Il faudrait alors tester sur plusieurs durées d’efforts pour être plus juste, mais réaliser trop de tests crée une augmentation des variations des conditions de réalisation (Forme/récupération, niveau d’implication, météo…) et pose la problématique du rapport entrainement/ tests (où à réaliser trop de tests, on supprime des entrainements potentiellement plus intéressant pour le développement de la qualité physique testée), sans parler de l’impact mental de la répétition de tests maximaux.


II) Les tests en laboratoire


Il est également facilement possible de prendre rdv dans un centre de médecine du sport ou labo du sport privé pour réaliser un test en laboratoire, souvent appelé test V02max.

Ces tests, souvent à incrémentation (augmentation par palier de l’intensité) permet d’éliminer les variables telles que la gestion de l’effort ou l'impact du terrain de test, mais ils permettent surtout d’avoir des données physiologiques directes (V02 / VCo2/ lactatémie) et donc trouver directement les zones physiologiques recherchées ( QR=1, SV1, Pmax aérobique…) au contraire du test puissance terrain qui ne fait que les déduire.


Attention tout de même, à 2 points importants, le protocole de test et la calibration des appareils de mesures. Pour le premier, de nombreux tests proposés en laboratoires proposent des paliers trop courts, ne permettant pas aux variables physiologiques de se stabiliser (rappelons que pour la plupart des centres de médecine du sport et CHU, l’objectif de ses tests, qu’ils s'agissent de tests obligatoires pour le suivi sportif de haut niveau ou de tests émanant de votre volonté personnelle, est avant tout de déterminer si vous êtes apte à la pratique du sport en recherchant avant tout les problèmes cardio-respiratoires plutôt que déterminer avec justesse vos seuils). Pour le deuxième point, la précision des capteurs (Puissance, V02 / VC02…) n’est pas toujours idéale, cela venant souvent des conditions de calibration pas toujours bien respectées.

De plus, dans des conditions idéales, que ce soit au niveau protocole et calibration des capteurs, ce type de test est certes facilement reproductible, mais peut être décalé de la réalité du terrain (pédalage sur home-trainer, difficulté de thermorégulation…). L’idéal étant donc de réaliser des tests terrain avec un analyseur V02/VC02 portable. Chose hors budget pour le commun des sportifs, même à haut-niveau.


III) Tests terrains couplant puissance et lactatémie


Nous parlons de tests où nous allons ici rechercher des zones physiologiques ( SL1/SL2/ MLSS)

Ces tests proposent les avantages des tests de puissance terrain (facilement réalisables), sans l’inconvénient majeur de ces derniers, car ils sont directement couplés à une donnée physiologique directe qui est la Lactatémie ( Taux de lactates, résultante du métabolisme anaérobique )

Ces tests ont aussi l’avantage d’être sous maximaux et permettent ainsi d’éliminer la variable qu’est le niveau d’implication de l’athlète durant les tests. C’est pour cela que WYF propose ce type de test ( MLSS / VLamax / Fat max...)


Limite des tests:

Les limites de tous ces tests et de la détermination du profil physiologique grâce à des tests est justement qu’il s’agit de test et donc d’une tentative de déduction des futurs efforts en fonction de ce qu’il s'est produit à un instant T dans des conditions particulières : température/humidité, altitude, profil du terrain (plat /descente/ home-trainer)… C’est pourquoi on retrouve de plus en plus d’athlètes de haut niveau, mesurer leur lactatémie tout seul durant leur entrainement afin d’être le plus juste possible, le plus souvent possible. C’est aussi pour cela que les sensations de l'athlète sont également très importantes pour prendre en compte la calibration des intensités des entrainements.


Pour réaliser un test et discuter de quel test sera le plus intéressant à réaliser en fonction de vos objectifs, cela passe ici : contact


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